PISA2000

 

L'INTERIEUR

L'interiéur a une ampleur et une des formes classiques d'inspiration paléochrétienne, animée par un élan nouveau et moderne: les grandes arcades, soutenues par les files serrées des colonnades, les proportions de l'édifice et la présence d'un arc de triomphe à ogive arabe lui donnent un sens de verticalité auquel fait pendant, dans le rythme de la superficie de la nef cntrale, la dense plasticité de certains élements d'architecture telle que l'abaque à tablette saillante des chapiteux des colonnes en granit élancées et la cornice qui sépare les arcades et les loggias de la galerie réservée aux temmes. Dans les rangées d'arcades superposées de la nef principale, avec un accent picyural donné par les bandes horizontales en marbre  blanc et vert sur les piliers, se résume l'espace, rempli de nombreaux arcs, de voutes, de colonnes et de croisillons.

LA CHAIRE

L'oeuvre d'art la plus précieuse de la Cathédrale est la Chaire de Giovanni Pisano, réalisée par le maitre au cours de la première décade du XIVème siècle. Endommagée par l'incendie de 1595, elle a été récemment recomposée. Dans cette chaire, témoignage monumental de l'art dramatique de Giovanni Pisano, chaque élément  architectonique devient une oeuvre sculpturale: des cariatides représentant Saint Michel aux evangélistes, d'Hercule aux quatre Vertus cardinales et aux personnifications des vertus théologales qui se dressent sur la plynthe centrale, on passe ensuite aux Sibylles sur les chapiteaux, aux Evangélistes dans les volutes des tablettes et aux Saints qui séparent les magnifiques panneaux de la grande caisse.  La Chaire, animée par le mouvement très agité des 

présente un développement plastique continu, accentué par la convexité des panneaux en marbre où sont réprésentées des Scénes de la vie du Rédempteur. Dans le neuf panneaux qui entourent la partie  supérieure de la Chaire, se déroulent, suivant un rythme implacable, les scènes du cycle biblique de la vie de Jésus-Christ, de l'Annonciation à la Crucifixion, les deux derniers panneaux représentent le Jugement Dernier: dans le premier, les Elus, dans le second, les Damnés. On sent, dans toutes les compositions, une oppressante et bouleversante anxieté, meme dans les sujets les plus tranquilles comme la Nativité de Jésus, où de contenu idyllique, comme l'Adoration des Mages: et, dans des scènes au sujet  dramatique, comme le Massacre des Saint Innocents, la Crucifixion et les Damnés du Jugement Dernier, l'artiste arrive à des accents d'un tragique désespoir, où le rythme effréné des lignes domine et corrode les tumultueuses compositions.