LA PORTE de SANTA MARIA

La Porte Magique de Santa Maria rélève, soudain, à nos yeux, au-delà dl'enceinte des murs médiévaux, le jardin verdoyant où tronent les édifices en marbre de la Place des Miracles, comme suspendue dans une idéale dimension, poétique, hors du temps et de l'éspace de la ville. Voici, sur le vert  éclatant du pré, la masse cylindrique du Baptistére allegée d'une très délicate dentelle de petits arcs et de   colonnes, de pinacles, de flèches et de petites statues qui donne vie à un jeu fantastique de lumières et d'ombres autour de la grande coupole qui se dresse vers le ciel. Et voici devant elle, le joyaux blanc d'équilibre, la Cathédrale en marbre et la robuste Tour Penchée, élancée dans sa ronde de loges et de petits arcs. Le cimitière complète ce merveilleux décor dont les arcades aveugles des murs simples évoquent le motif architectonique caractéristique de toute la Place des Miracles: un ensemble monumental, dont la réalisation demanda trois siècles et qui constitue un phénomène unique dans 

l'histoire de l'art italien, fruit d'une sensibilité originale et d'un gout bien déterminé, qui prend le nom de "style roman-pisan".
LE BAPTISTERE

Le Baptistère fut construit, avec différentes interruptions, durant une longue période qui va de 1153, année où l'architecte Diotisalvi en commença la construction, à la fin du siècle suivant. Bien que  le projet original n'ait pas été pleinement réalisé, soit parce que de nombreux artistes travaillèrent a sa constuction, soit à cause de l'influence de nouveaux courants architectoniques la structure de l'édifice reste substantiellement de style roman. Une grande partie de la riche décoration sculptural des étages supériors doit etre attribuée à Nicola et Giovanni Pisano: leurs oeuvres, des statues humaines et animales, tètes, bustes de saint et de prophètes, ont été remplacée par de grossières copies pour en éviter la destruction.
INTERIEUR - Au centre  du temple, sur trois marches, sont posés les Fonts Baptismaux dont la ligne sévère est enrichie par la marqueterie polychrome des panneaux. Conçus pour le bapteme par l'immersion, rite le plus commun dans l'antiqitè, ils sont composés d'une grande vasque octogonale avec quatre vasques intérieures. Les Fonts Baptesimaux datent de 1246 et sont l'oeuvre de Guido Bigarelli de Como. Au centre, 

une colonne surmontée d'un chapiteau arabe sert de piédestal à la statue de Saint Jean-Baptiste, oeuvre d'Italo Griselli. L'acoustique particulière de la pièce crée un écho fortement suggestif qui, comme un grand choeur, répéte à plusieurs reprises, sous l'ample coupole, chaque son, chaque chant.
Réalisée en 1260 par Nicola Pisano, cette Chaire n'est pas seulement une oeuvre sculpturale, mais aussi un élément architectonique en soi: en effet, s'èloignait du modèle traditionnel de la chaire appuyée contre le mur, elle se dresse, isolée, sur sept colonnes dont chacune est posée sur des lions et la colonne centrale sur le plinthe sculptée décorée de figures d'animaux et de gnomes. A plan exagonal, elle est fermée sur cinq còtés par des panneaux en marbre décorés de haut-reliefs représentant l'Annonciation et la Nativité, l'Adoration des Mages, la Présentation au Temple, la Crucifixion, le Jugement Dernier. Sur le chapiteau, intercalées avec les petits arcs en forme de trèfle sont placées des personifications de la Foi, de la Charité, de la Force, de l'Humilté, de la Fidelité et de l'Innocence.